Culpabilité alimentaire
La culpabilité alimentaire est le sentiment de faute ou de honte ressenti après avoir mangé certains aliments jugés « mauvais » ou en quantité perçue comme excessive. Elle est entretenue par la culture des régimes et la moralisation de l'alimentation.
En savoir plus
La culpabilité alimentaire est omniprésente dans notre société. Des expressions comme « péché mignon », « craquer », « faire un écart », « aliment interdit » ou « je n'aurais pas dû » illustrent cette moralisation de l'alimentation. Les aliments sont classés en « bons » et « mauvais », et manger un « mauvais » aliment génère un sentiment de transgression comparable à une faute morale.
Cette culpabilité est toxique à plusieurs niveaux. Elle transforme le repas en source de stress plutôt que de plaisir. Elle alimente le cycle restriction-compulsion : après un épisode de culpabilité, la réponse habituelle est de renforcer les restrictions, ce qui augmente la probabilité de nouveaux « craquages ». Elle dégrade l'estime de soi en associant la valeur personnelle au contenu de son assiette. Elle peut contribuer au développement de troubles du comportement alimentaire. La déconstruction de la culpabilité alimentaire passe par plusieurs étapes : reconnaître que les aliments n'ont pas de valeur morale (un gâteau n'est ni « bien » ni « mal »), comprendre que la culpabilité est un construit social et non une réponse naturelle, se donner la permission inconditionnelle de manger tous les aliments, et développer une compassion envers soi-même. Ce travail est au cœur de l'accompagnement proposé par les diététiciennes de CIBI Balance.
Termes associés
Restriction cognitive
La restriction cognitive est l'attitude mentale consistant à contrôler volontairement son alimentation dans le but de perdre du poids ou de ne pas en prendre. Elle se distingue de la restriction alimentaire réelle : on peut manger normalement tout en étant en restriction cognitive (surveiller, compter, culpabiliser).
Alimentation intuitive
L'alimentation intuitive est une approche développée par les diététiciennes Evelyn Tribole et Elyse Resch, basée sur 10 principes qui invitent à renouer avec ses signaux corporels de faim et de satiété, plutôt que de suivre des règles alimentaires externes.
Bienveillance nutritionnelle
La bienveillance nutritionnelle est une approche qui privilégie la compassion, la douceur et l'absence de jugement dans l'accompagnement alimentaire. Elle s'oppose aux méthodes culpabilisantes, restrictives et centrées sur le poids.
Image corporelle
L'image corporelle est la représentation mentale que l'on a de son propre corps : sa forme, sa taille, son apparence. Elle comprend des dimensions perceptives (comment on se voit), cognitives (ce qu'on pense de son corps), émotionnelles (ce qu'on ressent) et comportementales (comment on agit en conséquence).
Besoin d'en parler avec une professionnelle ?
Nos diététiciennes diplômées d'État vous accompagnent au quotidien avec bienveillance. Posez vos questions, obtenez des réponses personnalisées.
Trouver ma diététicienne